• Aimer Angers

Sécurité

Bonsoir,


Nous voterons cette délibération, nous avons toujours milité pour une présence humaine, une police de proximité. La création d’une police des transports figurait dans le programme de notre groupe Aimer Angers. Cela n’empêche pas quelques remarques ou questions.


Je passe rapidement sur vos louanges de la vidéosurveillance, nous n’avons pas la même lecture de son rapport coût/efficacité. Il existe à ce sujet sans doute une splendide exception angevine.


Vous dîtes que «la sécurité est la première des libertés». Cela ressemble à un mauvais sujet du bac de philo. Cette maxime est souvent utilisée par la droite et l’extrême-droite, Jean-Marie Le Pen utilisa cette formule comme slogan de campagne en 1992. Certaines personnalités de gauche, en séance de rattrapage sécuritaire, l’ont aussi employée.


Pourtant la sécurité n’implique pas forcément la liberté: il existe des pays sécuritaires où la liberté est absente. On peut en revanche sans doute s’accorder sur le fait que l'insécurité menace d'abord les plus faibles et les plus démunis.


Vous dites aussi : «A l’instar de tout territoire en développement, la ville d’Angers est aujourd’hui confrontée à de nouvelles formes de nuisance et d’incivilité du quotidien». Quelles sont ces nouvelles formes de nuisance et d’incivilité du quotidien? Depuis quelques années, des riverains se plaignent de nuisances sonores et d’incivilités. Ces plaintes ont fortement augmenté depuis les aménagements de Cœur de Maine, et bien avant le confinement. Les aménagements de cœur de Maine ont-ils accéléré ces dérives ?


De plus en plus d’Angevins se plaignent de ne plus pouvoir dormir, y-a-t-il un périmètre, de plus en plus grand, où les familles ne peuvent plus habiter? Un agent immobilier disait récemment sur une grande chaine de télévision en faisant visiter un appartement dans le centre à une étudiante: «Les vrais Angevins n’habitent pas par ici». Vous parlez encore de «l’accroissement de la défiance et de l’agressivité perceptibles chez certains publics». Pouvez-vous préciser qui sont ces publics ?


Pour finir, parce que je décevrai certaines personnes en ne parlant pas de vélo, quelles mesures comptez-vous prendre pour lutter contre le vol des vélos, véritable fléau et second frein au développement de ce type de déplacements, après le manque d’aménagements sécurisés ?


Je vous remercie.


Retrouvez son intervention en vidéo juste ici


- Bruno GOUA -


Conseil municipal de septembre 2020

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