• Aimer Angers

Les états généraux du Football amateur

Je vous remercie pour cette présentation, pour ce constat.


Constat que nous sommes un certain nombre à avoir fait depuis plusieurs années, sans toujours rencontrer un écho favorable. C’est un doux euphémisme.

Mais le temps est à l’action. Merci donc pour ce constat, pour cette volonté affichée. Nous avons un état des lieux, nous pourrions parler des causes, d’engagement bénévole en berne (moins nombreux, on leur demande plus, plus de compétences, plus de temps), de ghettoïsation de nos quartiers, du sport football, exigences de plus en plus fortes des instances officielles.


La suppression des emplois aidés, en l’absence d’un statut de travailleur associatif, a aggravé la crise.


Il faut donc agir. Rapidement. Avec une exigence : ne pas prendre la place des responsables bénévoles mais les aider dans leur tâche, les accompagner, les soulager. Eviter la municipalisation des clubs, qui serait un constat d’échec.

Il ne faut pas faire l’économie d’une réflexion de fond sur le devenir des clubs de football sur ce qu’on leur demande, qui dépasse largement le cadre sportif, s’interroger sur le nombre de clubs, leur capacité d’accueil, leur structuration. Mais il faut aussi prendre des mesures rapidement.

Voici quelques propositions.

  • Prioriser les clubs qui accueillent des jeunes

  • Discrimination positive : subventionner plus les clubs accueillant un public socialement défavorisé, fragilisé, en se basant sur un marqueur qui existe, la carte partenaires

  • Transports :

- Accompagner les clubs dans leur achat de minibus, fortement aidé par la FFF avec le FAFA (50%)

- Créer une flotte municipale de minibus mis à la disposition des associations angevines, en débordant au-delà du football. C’était d’ailleurs une de vos promesses de campagne de 2014. Promesse non tenue.

  • Mettre en place les conditions de mutualisation de l’encadrement sportif rémunéré, en centralisant les offres et demandes.

  • Créer une cellule de compétences à la disposition des clubs, peut-être en renforçant les moyens de l’OMS, avec des salariés (2 ?). Avoir des sachants qui pourront à la demande des clubs, les conseiller dans l’emploi (avec des propositions, un suivi de la règlementation, la gestion des contrats,…) Accompagner dans la gestion,…

  • Utiliser un club de la ville comme laboratoire de lutte contre la fracture numérique

Voici quelques axes qui peuvent être rapidement mis en œuvre, avant qu’il ne soit trop tard.

Je vous remercie.


Retrouvez son intervention en vidéo juste ici


- Bruno GOUA -

Conseil municipal d'Octobre 2020

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