• Aimer Angers

Aménagement de la place Kennedy

Au nom d’Aimer Angers j’ai déjà eu la possibilité d’exprimer, lors du dernier conseil municipal notre sentiment à propos de ce futur aménagement. Vous le savez, cet aménagement n’aurait pas été notre priorité. Il y a de notre point de vue beaucoup d’autres impératifs sur l’agglomération notamment pour le logement, pour les transports ou l’emploi.

En outre concernant ce projet particulier vous savez notre opposition à la construction d’un parking public derrière la caserne du simple fait que le renforcement de circulation automobile qu’il générera va très exactement à l’encontre du but recherché, à savoir l’émergence d’un espace familial et touristique au pied du château.

Mais ce soir puisque nous sommes en compagnie des élus de la communauté, il m’apparaît opportun de vous demander une nouvelle fois de préciser votre intention concernant l’accès aux équipements structurant, la gare, l’hôpital, la préfecture, le tribunal et bien sûr l’hyper centre commercial si fondamental pour notre économie.

Si comme je l’espère, les habitants d’Angers pourront certainement utiliser le vélo ou bien les transports en commun, je crains que les personnes qui se déplacent pour leur travail ou qui habitent en dehors d’Angers loin des transports collectifs soient contraints à utiliser leurs voitures, pour longtemps encore… si nous ne faisons rien.

De la grogne se fait déjà entendre concernant la circulation réduite, le long du boulevard Carnot. Demain, dans le cadre de rives vivantes, que va-t-il se passer alors, lorsque vous mettrez des feux sur l’axe autoroutier qui traverse Angers sur lequel défile 50 000 voitures par jour. Encore plus lorsque vous allez faire déboucher les visiteurs du château directement sur un carrefour fréquenté par 60 000 voitures.

De quoi s’affoler puisque les grands axes qui structurent la ville ne seront plus drainants, entrainant une déviation du flux automobile vers des voies alternatives qui ne sont absolument pas en mesure d’absorber des trafics d’ampleur.

À la clé, une surconsommation de carburant, un renforcement de la pollution, une dangerosité pour les vélos, une exaspération des riverains et bien sûr une inévitable fureur des usagers piégés dans les embouteillages.

Il apparait donc logique de résoudre d’abord les contraintes de fond avant de lancer les aménagements d’apparences. Alors y-a-t-il un bison futé qui se cache dans votre entourage ou allez-vous engagez urgemment initier une vaste réflexion pour anticiper les perturbations que vous allez inévitablement générer à court terme.

Monsieur le président, puisque nous partageons apparemment des racines Bretonne il donc grand temps de vous rappeler ce vieil adage qui conseille que quand les mouettes ont pied, il est temps de virer.


-Stéphane LEFLOCH-

Conseil de communauté du février 2021

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